L'huile se mélange au poisson. Je suis une femme parmi les sardines. Encore une boite remplie. Lorsqu'il y en aura deux cents, ce sera fini pour la journée. Et puis, demain encore. Et puis, après-demain, ce sera samedi. Il m'attendra au volant de sa grosse voiture, je me laverai et me relaverai encore. La dernière fois, je n'y suis pas allée, je sentais trop ! Cette odeur, un vrai casse-tête, un empêchement, une entrave à l'amour. Sauf à rencontrer un homme du milieu ! J'me suis coupée les ongles courts. Depuis, ça sent moins fort. Il n'a pas aimé ça, il me l'a dit...
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Pourquoi destin? Ni la frétillante sardine, ni l’odeur, ni la qualité de l’huile, ni celui qui met en boîte ne sont figés dans une destinée. Certes les sardines sont objet de consommation, mais si l’homme ratisse au fond, les mailles du filets laissent passer celles qui sortent du banc, celles qui finalement sont libres de leurs émotions.
La destinée se tourne parfois simplement vers un avenir, celui auquel on pense ou celui parfois auquel on échappe, en déployant pour cela des trésors d’ingéniosité, dont l’être est porteur dans sa dimension sublimée. Merci Patrick pour ce commentaire
Touchant ….
Bienvenue Juliette et belle vie à toi !
Juliette a tant à nous dire sur les routes qu’elle empruntera, parfois par choix, parfois parce qu’il lui sera difficile de sublimer ses expériences !!